Vols et escroqueries : la rapidité de réaction fait désormais la différence

Vols et escroqueries : la rapidité de réaction fait désormais la différence

Face à des réseaux criminels toujours plus organisés, capables de faire disparaître un matériel en quelques heures ou de construire des escroqueries particulièrement crédibles, la rapidité de réaction est devenue un facteur déterminant.

Les affaires traitées récemment par la commission Halte aux vols de DLR démontrent que la coopération entre entreprises, forces de l’ordre et partenaires européens permet aujourd’hui d’obtenir des résultats concrets.

L’exemple le plus récent remonte au 23 mai dernier. Une chargeuse articulée Yanmar V70 est dérobée sur un chantier près de Dunkerque. Grâce à la géolocalisation embarquée et à la réactivité de l’entreprise victime, l’alerte est immédiatement transmise à DLR puis au Plateau d’Investigation Véhicule (PIV) de la Gendarmerie. Quelques heures plus tard, le camion transportant l’engin est localisé en Belgique, le conducteur interpellé et le matériel récupéré.

Même efficacité dans une autre affaire concernant trois matériels d’une valeur proche de 200 000 euros. Signalé un vendredi soir, le dossier conduit à la localisation et à la récupération des engins dès le lendemain matin.

« Dans ce type d’affaires, la rapidité de circulation de l’information est souvent décisive », souligne la commission Halte aux vols.

Cette coopération dépasse désormais largement les frontières françaises. Après le vol de cinq mini-pelles représentant près de 250 000 euros, une alerte transmise via DLR et le PIV permet ainsi leur interception en Allemagne et la récupération des matériels. Une démonstration de l’efficacité des échanges entre services spécialisés européens.

Certaines enquêtes nécessitent toutefois davantage de temps. L’affaire « France Bâtiment », liée à un vaste réseau d’escroqueries à la location opérant dans plusieurs pays, a demandé plusieurs mois d’investigations avant de conduire à des interpellations et de révéler un préjudice supérieur à un million d’euros.

Ces résultats reposent également sur l’implication croissante des entreprises. Chaque vol, tentative d’escroquerie ou usurpation d’identité signalé permet d’enrichir la connaissance des modes opératoires utilisés par les réseaux criminels.

« Derrière chaque signalement se trouve parfois l’information qui permettra de relier plusieurs dossiers et d’identifier un réseau », rappellent les enquêteurs.

Pour autant, la prévention reste le meilleur rempart. Les fraudeurs utilisent aujourd’hui de faux Kbis, de faux RIB, de fausses identités ou de faux justificatifs de paiement particulièrement convaincants. DLR invite donc les professionnels à maintenir un haut niveau de vigilance et à appliquer systématiquement les bonnes pratiques diffusées par la commission Halte aux vols.

Le constat est aujourd’hui clair : la coopération permet de récupérer des matériels, mais la prévention reste la meilleure façon d’éviter qu’ils disparaissent.

Pour consulter les guides pratiques de prévention : DLR – Halte aux vols.