Eolien 

L’éolien veut être un acteur de la relance

En 2019, selon le bilan annuel de la filière éolienne dressé comme chaque année par France Energie Eolienne, fédération des professionnels du secteur, 1,3 GW de capacité éolienne a été mise en service. Fin 2019, la puissance raccordée totale a atteint 16,6 GW (+ 8,75%), soit l’équivalent des besoins en électricité de plus de 7 millions de foyers français chaque année. Au 30 juin 2020, la puissance cumulée en service est de 17,13 GW. Cette puissance est répartie sur tout le territoire avec plus de 1450 parcs comptant 8436 éoliennes. Les deux régions les plus équipées sont les Hauts-de-France et le Grand Est, représentant 50% de la puissance totale. Mais  l’éolien monte en puissance partout, avec par exemple le Centre-Val-de-Loire, les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine qui ont raccordé plus de 100 MW entre juin 2019 et juin 2020. Peu impacté en terme d’exploitation  par la crise sanitaire (la production moyenne pendant le confinement a été 3,5% plus élevée qu’en 2019), la filière craint cependant un décalage de la capacité installée entre 300 et 700 MW. Et ce en raison d’une part, de l’arrêt temporaire des chantiers pendant le confinement et d’autre part d’un ralentissement des procédures administratives et la suspensions des concertations publiques. 

Avec des créations d’emplois en forte augmentation en 2019 (+11%), l’éolien se positionne comme un facteur de relance  et contribue à la réindustrialisation  de la France. Pour Nicolas Wolff, président de France Energie Eolienne : « D’ici 2028, l’éolien, terrestre et en mer confondus, devrait générer près de 50 000 emplois en France. La filière est le 1er employeur dans le secteur des énergies renouvelables à l’échelle nationale, et concentre 41% des emplois dédiés aux ENR. » Avec la concrétisation des projets des parcs éoliens en mer qui verront le jour entre 2022 et 2024, des projets industriels vont dynamiser le tissu économique de régions comme la Bretagne, la Normandie ou les Hauts de France. 

Et dans les années à venir, le développement de l’éolien devrait rester soutenu : la PPE 2023-2028 (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) prévoit de multiplier par 2,5 les capacités de production éolienne d’ici 2028. « La filière éolienne a été exemplaire durant la première partie de cette année très compliquée et a su montrer sa capacité de résilience en assurant la continuité de sa production démontrant ainsi son rôle essentiel pour la sécurité d’approvisionnement de notre pays, souligne Nicolas Wolff. Maintenant, nous devons collectivement nous tourner vers l’atteinte des objectifs PPE et l’harmonisation du développement de l’éolien sur notre territoire. Ces deux enjeux ont un dénominateur commun, la libération d’espace de développement. Aujourd’hui 47% du territoire national est interdit à l’éolien. L’urgence est donc à la cohérence entre objectif et moyens mis en œuvre pour les atteindre. »

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