Ils ont plus de 100 ans, une sacrée histoire industrielle et n’ont pas dit leur dernier mot ! À Milan, deux anciens gazomètres du quartier Bovisa s’apprêtent à entamer une seconde vie. Et pour réussir cette transformation imaginée par l’architecte Renzo Piano, trois grues à tour Liebherr jouent les chefs d’orchestre à plusieurs dizaines de mètres du sol.
Exit le stockage du gaz, place aux étudiants, chercheurs et sportifs ! Les deux géants d’acier vont accueillir de nouveaux bâtiments de six et huit étages, avec des laboratoires, des bureaux et des installations sportives pour le Politecnico di Milano.
Mais avant de retrouver une nouvelle jeunesse, il faut retrousser les manches ! L’un des gazomètres est partiellement démonté, restauré en atelier puis réassemblé. L’autre bénéficie d’une cure de jouvence directement sur place. Un sacré défi pour les équipes de CMSA Società Cooperativa et leurs partenaires.
Trois grues, et pas question de se marcher sur les flèches !
Pour mener la danse, le distributeur Liebherr Niederstätter a sorti le grand jeu avec trois grues à tour flat-top :
- 205 EC-B : 50 m sous crochet et 60 m de flèche.
- 240 EC-B : 65 m sous crochet et 68 m de flèche.
- 250 EC-B : 80 m sous crochet et 70 m de flèche.
Depuis mars 2025, ce trio assure les levages sur l’ensemble du chantier, avec des charges allant jusqu’à 3 tonnes. Charpentes métalliques, façades, béton, matériaux… les crochets ne chôment pas !
Et dans cet espace urbain serré, chaque mètre compte. L’architecture sans tirants des grues EC-B facilite le chevauchement des zones de travail et permet aux trois machines de cohabiter sans trop se gêner. Une véritable chorégraphie aérienne !
Même la base vie a été pensée sur mesure ! Niederstätter a également installé un bâtiment modulaire de deux étages, long de 36,5 m, destiné aux bureaux, vestiaires et salles de réunion. Deux mois de préparation et seulement une semaine pour le monter.
Rendez-vous début 2027 pour découvrir le résultat. D’ici là, les trois Liebherr continueront de veiller sur ces vieilles dames de l’industrie milanaise. Comme quoi, à plus de 100 ans, on peut encore avoir de grands projets !
