Les députés Jean-Marie Fiévet et Gérard Leseul ont présenté mercredi les conclusions de leur mission parlementaire sur la décarbonation des poids lourds, avec une série de 21 recommandations destinées à accélérer l’électrification du transport routier.
Les rapporteurs alertent sur le retard pris par la France dans ce secteur, alors que les poids lourds représentaient encore 7,3 % des émissions nationales en 2024. Malgré une progression des immatriculations de camions électriques depuis 2023, celles-ci restent très éloignées de l’objectif fixé par la Stratégie nationale bas carbone, qui vise 50 % de véhicules électriques dans les ventes neuves d’ici 2030.
Pour provoquer un « choc d’accélération », les députés proposent de renforcer massivement les aides à l’achat, qui pourraient dépasser 100.000 euros pour les modèles les plus lourds dès le 1er juin 2026. Ils plaident également pour des prêts garantis, une fiscalité allégée sur l’électricité et une réduction des péages pour les camions à zéro émission.
Autre enjeu clé : les infrastructures de recharge. Les parlementaires estiment nécessaire d’équiper non seulement les autoroutes, mais aussi les dépôts logistiques, entrepôts et plateformes multimodales afin d’accompagner la montée en puissance des flottes électriques.
« Nous croyons sincèrement que les transporteurs, les constructeurs et les donneurs d’ordre sont prêts », assurent Jean-Marie Fiévet et Gérard Leseul, convaincus que les camions électriques deviendront compétitifs face au diesel d’ici cinq ans.
