L’UFL accélère sur deux fronts stratégiques : simplifier le transport exceptionnel et structurer le métier de grutier

L’UFL accélère sur deux fronts stratégiques : simplifier le transport exceptionnel et structurer le métier de grutier

L’Union Française du Levage (UFL) poursuit son action en faveur de la profession avec la diffusion de deux notes d’information qui illustrent ses priorités : défendre les entreprises face aux difficultés administratives du transport exceptionnel et préparer l’avenir du secteur en structurant la formation des grutiers.

Premier sujet de préoccupation : les procédures d’autorisation de transport exceptionnel. À partir de nombreux retours du terrain, l’UFL dresse un constat sans détour. Les délais d’instruction s’allongent, les pratiques varient selon les territoires, les coûts augmentent et le vieillissement des infrastructures réduit les itinéraires disponibles. « Les entreprises adhérentes sont contraintes de prendre des risques du fait des carences du système d’instruction actuel », alerte le président de l’UFL, Xavier Charpentreau. Une situation qui complique la planification des chantiers et fragilise juridiquement les entreprises, parfois contraintes d’organiser un convoi avant même d’avoir obtenu son autorisation.

Pour l’UFL, il devient urgent d’engager une réflexion nationale. L’organisation souhaite ainsi constituer un dossier alimenté par les remontées de ses adhérents afin d’objectiver les disparités territoriales et d’obtenir une simplification ainsi qu’une harmonisation des procédures. « L’urgence est aujourd’hui de construire un dossier argumenté à destination des pouvoirs publics », souligne l’organisation.

En parallèle, l’UFL travaille sur un chantier tout aussi stratégique : la montée en compétences des professionnels. En partenariat avec AFTRAL, elle lance un projet de formation métier destiné aux levageurs. L’ambition est de dépasser le seul CACES pour bâtir un véritable parcours professionnel intégrant l’élingage, la conduite tout-terrain, les habilitations, le transport exceptionnel ou encore les fonctions de chef de manœuvre.

Pour Fabrice Grondin, directeur d’AFTRAL Nantes, le constat est clair : « Le CACES n’est pas en soi une formation métier ; il pose les bases de sécurité mais ne constitue pas un cursus complet. » Même analyse du côté de Sébastien Odent, responsable pédagogique de Mediaco Academy, qui rappelle que les grands groupes développent déjà des parcours internes de 100 à 140 heures afin de répondre aux exigences des secteurs de l’énergie, de la pétrochimie ou de la chimie.

Le projet privilégie dans un premier temps une attestation de formation commune UFL-AFTRAL, avec, à plus long terme, la perspective d’une reconnaissance au RNCP. L’objectif est de proposer un niveau d’exigence élevé tout en restant compatible avec les capacités d’investissement des nombreuses PME du secteur.

En agissant simultanément sur les contraintes opérationnelles et sur la professionnalisation des compétences, l’UFL affirme sa volonté d’accompagner la transformation du levage. Article complet dans le prochain Manumag.