Sarens se retrouve au cœur d’un paradoxe industriel : alors que l’intelligence artificielle transforme le marché du travail, le heavy lifting reste l’un des secteurs les moins exposés à l’automatisation complète. Selon les données relayées par le groupe, moins de 5 % des métiers du levage lourd sont aujourd’hui réellement menacés de remplacement par l’IA.
Pour Sarens, l’enjeu n’est donc pas de remplacer l’humain, mais d’en recruter davantage. Le marché mondial du heavy lifting devrait atteindre 44,6 milliards de dollars d’ici 2034, tandis que le secteur devra remplacer près de 41 % de ses effectifs d’ici 2031, notamment en raison des départs à la retraite.
Face à cette pression, Sarens investit massivement dans la formation. L’entreprise développe des partenariats avec des écoles techniques, s’appuie sur la Sarens Academy en Belgium et en South Africa, et propose plus de 150 modules de formation internes pour préparer une nouvelle génération d’opérateurs, techniciens et experts terrain.
Selon Thijs Lombaert, directeur RH de Sarens, les compétences techniques restent essentielles, mais elles ne suffisent pas : résilience, leadership, communication, esprit d’équipe et culture de la sécurité sont devenus des critères déterminants pour réussir dans le secteur.
Présent dans 65 pays, avec plus de 5 000 collaborateurs, Sarens a dû pourvoir 1 580 postes en 2025. Un signal clair : dans le heavy lifting, l’avenir ne sera pas dicté par l’IA, mais par la capacité des entreprises à attirer, former et fidéliser les talents.
