Les principaux acteurs du nucléaire français, EDF, Framatome, Orano et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, ont salué les orientations arrêtées lors du cinquième Conseil de politique nucléaire, réuni jeudi 12 mars sur le site de Centrale nucléaire de Penly, où doivent être construits deux réacteurs EPR2.
Cette réunion confirme l’engagement de l’État en faveur du maintien et du développement de la filière nucléaire. L’objectif affiché : garantir une production d’électricité compétitive, bas carbone et contribuant à la souveraineté énergétique du pays.
Le Conseil a réaffirmé le programme de construction de six réacteurs EPR2 sur les sites de Penly, de Centrale nucléaire de Gravelines et de Centrale nucléaire du Bugey. Les modalités de financement doivent encore être validées par la Commission européenne. Les équipes d’EDF et leurs partenaires industriels indiquent poursuivre la préparation du programme, en intégrant notamment les recommandations formulées par la Délégation interministérielle au nouveau nucléaire à l’issue de son audit.
Le Conseil a également confirmé les programmes de modernisation et de prolongation des installations liées au traitement et au recyclage du combustible nucléaire. Dans ce cadre, Orano poursuit le programme Aval du Futur, destiné à préparer les technologies et infrastructures appelées à remplacer les installations actuelles de Usine de retraitement de La Hague et de Usine Melox.
Autre décision : le lancement d’une phase d’études de quatre ans sur la fermeture du cycle du combustible. Ce travail doit porter sur la conception d’installations incluant un réacteur à neutrons rapides et les infrastructures nécessaires à la fabrication et au traitement du combustible associé.
Pour les industriels du secteur, ces orientations confirment la place du nucléaire dans la stratégie énergétique française, à la fois pour l’approvisionnement électrique et pour l’industrie.
