Dans un contexte géopolitique tendu, Nantes Saint-Nazaire Port affiche en 2025 un trafic global de 26,4 millions de tonnes, dont 20 Mt à l’import et 6,4 Mt à l’export. Les flux énergétiques demeurent dominants, représentant près de 69 % de l’activité, confirmant le rôle stratégique du port en matière de souveraineté énergétique, industrielle et alimentaire.
Les importations de pétrole brut progressent à 7,6 Mt (+4,3 %), portées par la raffinerie TotalEnergies de Donges, tandis que les produits raffinés retrouvent des niveaux d’exploitation normalisés après un recul marqué. Le GNL enregistre une forte croissance à 6 Mt (+31,6 %), malgré l’interdiction des transbordements russes et des contraintes opérationnelles liées aux travaux du terminal d’Elengy.
Les vracs agroalimentaires évoluent de manière contrastée : les exportations céréalières restent en retrait à 0,5 Mt (-11,7 %), alors que les flux liés à l’alimentation animale et aux oléagineux progressent à 2,4 Mt (+2,8 %). Les vracs industriels résistent, soutenus par les besoins de la filière construction et l’essor de matières premières bas carbone.
La transition énergétique soutient la dynamique portuaire : les trafics liés à la filière éolienne doublent, atteignant 0,2 Mt, portés par le chantier du parc EMYN. Côté roulier, l’activité recule légèrement (-1,9 %) mais se redresse depuis l’automne, tandis que l’aéronautique progresse de 6,1 %.
Enfin, le trafic conteneurs diminue de près de 9 %, à 1,2 Mt, impacté par l’arrêt d’une ligne vers les Antilles. Les acteurs portuaires misent désormais sur une stratégie collective, le développement de lignes feeder et de nouvelles solutions maritimes pour soutenir la reprise.
