Canal Seine-Nord Europe : 1,4 milliard d’euros de contrats, le levage et le transport en embuscade

Canal Seine-Nord Europe : 1,4 milliard d’euros de contrats, le levage et le transport en embuscade

Les majors du BTP raflent les premiers grands contrats, mais les PME ont aussi leur carte à jouer ! Avec plus de 1,4 milliard d’euros de marchés attribués sur trois opérations majeures, le Canal Seine-Nord Europe ouvre des perspectives considérables aux entreprises du levage, de la manutention, du transport exceptionnel et des équipements industriels.

107 kilomètres de canal, sept écluses, un pont-canal de 1 330 mètres : le Canal Seine-Nord Europe est un véritable géant des travaux publics. Et les contrats donnent le vertige ! Bouygues Travaux Publics, à la tête du groupement Canalieau, décroche un marché de 440 millions d’euros HT pour le pont-canal de la Somme. De leur côté, Spie batignolles Valérian, NGE et Besix remportent les travaux du secteur Compiègne-Passel pour 662 millions d’euros HT. Le même trio, avec Spie batignolles Génie Civil comme mandataire, se voit également confier la construction de l’écluse d’Oisy-le-Verger, un contrat de 315 millions d’euros HT, dont les travaux doivent démarrer au printemps 2027.

Près de 133 millions d’euros réservés aux PME !

C’est l’un des chiffres clés : le marché Compiègne-Passel impose de confier au moins 20 % des prestations aux PME, soit près de 133 millions d’euros. Pour les spécialistes du levage lourd, du transport exceptionnel, de la manutention, des équipements hydrauliques ou encore de la logistique de chantier, les opportunités sont bien réelles. Grues mobiles, convois exceptionnels, matériels de terrassement, structures métalliques, équipements industriels : toute une filière est appelée à se mobiliser autour de ce chantier hors norme.

Et la dynamique devrait se poursuivre avec les prochains marchés d’écluses, d’ouvrages d’art et d’équipements techniques. Le message est clair : les grands groupes ont décroché les contrats, mais une partie de la valeur ajoutée reste à conquérir par les sous-traitants