Un coup de frein à l’écocontribution poids lourds (ECPL) ? Réuni le 8 octobre, le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) du Grand Est a adopté un avis demandant le report de cette nouvelle taxe au 1er janvier 2028, avec une année d’expérimentation à tarif adapté et une évaluation de ses conséquences économiques.
Un changement de position notable pour le CESER, qui avait auparavant soutenu le principe de cette contribution. Cette fois, le contexte économique et les incertitudes entourant le dispositif incitent à la prudence.
Pour l’Union TLF, c’est une première avancée, mais pas question de baisser la garde ! L’organisation professionnelle, opposée à l’ECPL depuis le départ, rappelle que la facture pourrait dépasser largement le secteur du transport : industrie, agriculture, distribution et, au bout de la chaîne, consommateurs.
« Dans une conjoncture économique particulièrement difficile, il est indispensable de mesurer les conséquences d’une nouvelle taxe qui risque de peser non seulement sur les transporteurs, mais aussi sur l’ensemble des filières économiques et, au bout de la chaîne, sur les consommateurs », souligne l’Union TLF.
Autre sujet sensible : la coexistence de l’ECPL et du R-Pass alsacien, qui pourrait compliquer davantage la vie des transporteurs dans cette région transfrontalière.
La balle est désormais dans le camp du Conseil régional Grand Est. À l’approche de son vote, l’Union TLF demande aux élus de suivre l’avis du CESER et de repousser la mise en œuvre à 2028.
Une chose est sûre : le débat sur la taxation des poids lourds est loin d’être terminé !
