Le gazole flambe, les marges trinquent ! Face à la volatilité des prix du carburant, l’Union Française du Levage (UFL) interpelle Bercy. Son objectif : permettre aux entreprises de levage de répercuter les variations du gazole et du GNR sur leurs factures, à l’image du transport routier.
Grues mobiles, engins automoteurs, matériels de levage lourd… Pour les professionnels du secteur, le carburant représente une dépense incontournable, difficile à anticiper et surtout à répercuter auprès des clients. Une différence de traitement qui ne passe plus ! Alors que le transport routier bénéficie d’un cadre légal permettant d’ajuster ses tarifs aux variations du carburant, les entreprises de levage ne disposent pas d’un mécanisme équivalent. L’UFL vient donc de saisir le ministre de l’Économie pour réclamer un dispositif simple, transparent et juridiquement sécurisé. Parmi les pistes proposées : une ligne carburant sur les factures, des indices publics de référence et des clauses de révision adaptées aux marchés publics comme privés.
« Les entreprises de levage assument aujourd’hui seules une part croissante du risque lié à la volatilité des carburants, alors même que ces coûts sont indispensables à l’exécution de leurs prestations et qu’elles ne les maîtrisent pas. Nous demandons simplement un cadre clair, transparent et équitable, permettant d’adapter au levage un mécanisme déjà reconnu dans le transport routier », déclare Xavier Charpentreau, président de l’UFL.
Pas de subvention, mais des règles équitables ! L’organisation professionnelle insiste : sa demande n’entraînerait aucun coût direct pour les finances publiques. L’enjeu est de préserver les marges, les capacités d’investissement et le renouvellement des parcs de matériels. L’UFL souhaite désormais rencontrer rapidement le cabinet du ministre pour faire avancer le dossier. Reste à savoir si Bercy acceptera d’aligner les règles du levage sur celles du transport routier.
